La belle et la bête

Hier soir, je suis allé voir le spectacle « La Belle et la Bête » au théatre du Mogador à Paris. Drôle, époustouflant, la mise en scène, splendide, m’a fait replonger au cœur de mon enfance, et réécouter les chansons mythiques de ce chef d’oeuvre de Disney a été un moment, en un mot, magique.

Au delà du spectacle (que je conseille à tous),  il est intéressant de s’arrêter sur le message de la Belle et la Bête. Au delà des topoï sans intérêt comme « la véritable beauté réside à l’intérieur », je me demande pourquoi qu’a cette fable qui plait tant, et ce depuis tant d’années. L’une des versions les plus ancienne de cette histoire daterait, d’après Wikipédia, du IIe siècle…

Il faut admettre qu’un certain esthétisme réside dans cette antithèse, ce négatif. Une sorte d’équilibre règne de par leur relation oxymorique. La belle et la bête… une attirance inéluctable et une curiosité naît à la lecture même de ces mots.

Au delà de l’esthétisme, mettons nous à la place de Belle. Curieuse, cultivée, « étrange » à son monde, elle cherche, dans son adolescence, un idéal. Elle tombe sur une bête, violente, dangereuse, mystérieuse….qui semble dépeindre un certain type d’homme. Il est a noté que tous les hommes du film sont une caricature fidèle des clusters existants : le « populaire » (dans tout les sens du terme), son acolyte,  le père bienveillant mais à coté de la plaque, et les nombreux autres dont les simples se contentent. Mais pas Belle. La aussi comme tout adolescente, elle se pense unique, différente.

Elle sera attirée (énorme spoiler) et tombera amoureuse de cette attachante bête à l’intérieur tendre.

En réalité, toutes les bêtes ne sont pas des princes sous leur carapace et, pourtant, les femmes semblent inéluctablement attirée par ce type d’homme, violents et sans pitié. Alors, archétype de la virilité ? Masochisme latent ? Cette attirance semble parfois défier les lois de la logique.

Et c’est pas ici que je vais me lancer dans un monologue fumeux d’une psychologie de comptoir enfumé sur la nature et la nécessité des relations humaines. Qu’est ce qu’on recherche chez l’autre ? « Qui se ressemble s’assemble », « les opposés s’attirent »… A croire que tout marche et que tout le monde est fait l’un pour l’autre. Mais ces deux variantes sont esthétiques et équilibrés.

Après tout, c’est peut-être l’esthétique qui gouverne les relations amoureuses ? On pourrait tergiverser des heures.

Rappelons nous donc ici simplement que l’Homme ne raisonne pas de manière logique. Il est soumis à des lois cognitives, dont la compréhension n’en ait qu’à ses balbutiements.

 

Si vous n’avez pas encore trouvé votre Bête (ou votre Belle), bon courage 😉

 

 

 

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