La Nef des fous – S. Brant

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La Nef des fous – Sébastien Brant (1494)

Composé il y a plus d’un demi-millénaire, à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance, cette oeuvre fut le livre le plus lu en Europe au XVIe siècle. Parue à Bâle le jour du Carnaval de 1494, la Nef se répandit instantanément à travers le monde germain puis, après sa traduction en latin, à travers toute l’Europe entière, donnant naissance à des représentations cultes, à l’instar du tableau éponyme du célèbre Jérôme Bosch.

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La Nef des fous – Jérôme Bosch (1500-1510)

Loin d’être un manuel de psychiatrie, la Nef se veut un catalogue des petites folies du monde, un répertoire des péchés et décrit, page après page, un étonnant cortège de sots et d’insensés, courant à leur perte sans songer à sauver leur âme. Selon la tradition du temps, c’est une oeuvre satirique avant tout, doublée d’une touche didactique de moralisme chrétien.

Ainsi, chaque page, illustrée, décrit un personnage, en vers, avec humour et sarcasme. De manière tout à fait pertinente, le livre s’ouvre sur le « capitaine » de la nef : l’homme entouré de mille livres qu’il n’a point lu. Autant dire, pour l’auteur de ce blog sur les livres, il en émane une saveur particulièrement cocasse.

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Parmi les thèmes abordés, on y trouve la cupides, les bavards, les galants, les mendiants, les mauvaises femmes, les grossiers, les esprits  rebelles et ceux qui étudient (et font des doctorats)… pour rien.

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Human Physiology – J. Elliotson (1840)

Human Physiology - J. Elliotson

Human Physiology – J. Elliotson

Imaginez ma surprise quand, dans les allées poussiéreuses des antiquaires de Portobello Road à Londres, je tombe sur ce livre à l’allure de vieux grimoire de sorcier. Un précieux témoignage d’une époque si différente, et pourtant si proche. 20150513_084133

En 1840, le Romantisme est à son apogée. La froideur et l’égalitarisme des lumières ont fini de faire place à l’exergue de l’expression de l’individualité, et surtout, d’une psychologie nouvelle, profondément matérialiste, basée sur le corps, les émotions et donc, le cerveau. Naturellement, les thèses héréditaristes, eugénistes, racistes et misogynes et sont à l’époque le nec plus ultra du monde savant. S’opposant violemment à ceux les précédant, ces penseurs clament haut et fort que la raison n’est pas partagée de manière équitable, que tous les hommes ne sont pas égaux, que l’Homme et la Femme sont profondément différents, et cetera, et cetera. Parfois, il est vrais, ces assertions manquent de soutien empirique.

Cela n’empêche pas John Elliotson, fervent partisan des théories de F. J. Gall dès le début et matérialiste radical, de déclarer que « le mâle est formé pour la puissance physique et intellectuelle, la femelle pour la gentillesse, l’affection et les sentiments« . Au delà du caractère péremptoire qui semblerait aujourd’hui être une provocation, une charge contre la Femme, c’était à l’époque considérer la femme, non plus comme une créature dénuée de raison, mais comme un être à part entière, mu par des motivations particulières, aux différences certaines et dignes d’intérêt.

Est-ce pire que Cabanis (celui qui a donné son nom à la rue d’entrée de l’hôpital Sainte-Anne), qui précisait à la fin du 18ème, que les femmes avaient des cerveaux plus « tendres » que les hommes, et qu’elles restaient quelque peu des « enfants toute leur vie » ?

20150513_084641 Quoi qu’il en soit, le livre regorge de gravures anatomiques d’une qualité impressionnante. Couvrant le corps entier, une grande place est cependant accordée au Système Nerveux, dont les avancées sur la compréhension galopaient comme jamais au travers de ce siècle. Elles rassemblaient philosophes, scientifiques, médecins et poètes, qui participaient tous, à leur manière, aux balbutiement des neurosciences. A la fin de l’ouvrage, c’est avec un amusement très contemporain que le lecteur découvre deux chapitres annexes, couvrant très sérieusement les théories les plus modernes en vogue à l’époque: la phrénologie et le mesmérisme…20150513_084217

Les ambiguités de la notion de psychologie clinique… de 1952 à aujourd’hui

Que veut dire le terme de psychologie clinique ? Qu’est ce qu’un psychologue clinicien ? En 1952 déjà, ces notions posaient problème. Pour décrire le débat et essayer d’en tirer des conclusions, je vais principalement me servir d’un article publié dans les Bulletins de Psychologie de l’université Paris Descartes (voir cet article) par René Zazzo, 3 ans avant sa nomination comme président de la Société Française de Psychologie.

La définition même des différents termes va nous permettre d’identifier la racine du problème. Clinique, tout d’abord. Comme tout étudiant de psychologie, je me suis vu rabâcher de nombreuse fois que ce mot nous venait du grec klinê, traduit rapidement par les psychologues qui m’enseignaient comme « au chevet, au lit du malade ». Ainsi le psychologue clinicien est celui qui opère sur le terrain, au lit du malade. Simple.

Et pourtant… Après recherche, on se rend compte que klinê veut seulement dire « lit », donnant naissance à klinikos, pour devenir clinicus en latin. La définition est la suivante : « Propre au médecin qui exerce son art près du lit des malade » (Académie Française, 1986). Aïe, je comprends mieux pourquoi ces psychologues, nourrissants des relations tumultueuses, complexes et ambivalentes avec les médecins ont préféré une définition plus light. Pourtant, c’est là que l’on trouve le cœur du problème, dans la relation entre les différentes classes et métiers.

« Si les domaines de la psychologie clinique sont si âprement disputés entre psychiatres et psychologues, ce n’est pas seulement pour des raisons très évidentes de bénéfice matériel et de prestige, c’est que le témoignage des mots est contradictoire, c’est qu’aucune frontière n’est clairement dessinée: à tel point que les sceptiques pourraient se demander si la psychologie clinique n’est pas tout compte fait un royaume imaginaire, revendiqué par des fous ou des mystificateurs » (Zazzo, 1952)

L’expression de psychologie clinique fut employée pour la première fois par Witmer en 1896. Il invitait alors le psychologue à quitter l’investigation pure. Le terme de clinique s’oppose alors au psychologue de laboratoire (qui est, je le rappelle, le lieu originel de sa pratique). Mais si la psychologie est dite « clinique » plutôt qu’appliquée, c’est pour spécifier son intérêt envers « les inadaptés et les déficients ». Les patients, en somme.

La notion de psychologie clinique à mis du temps a s’imposer, étant sans être à la fois un métier, une pratique et un domaine scientifique. « Ce test a été interprété avec un point de vue clinique », « La prise en charge, c’est pour les cliniciens ». Si, entre nous, on comprends très bien ce qu’est un « psychologue clinicien », il faut bien avouer que ça ne veut pas dire grand chose. Il est intéressant de voir comment la psychologie clinique et le psychologue clinicien étaient définis à l’origine : de manière bien différente de ce que nous dirait des étudiants ou des psychologues aujourd’hui.

G. Arthur, dans l’encyclopédie de Harriman (1946) les définit comme tels:

  • « La psychologie clinique est l’étude scientifique des processus mentaux des individus dans un but de diagnostic et de thérapie à partir des symptômes d’une mal-adaptation intellectuelle et affective. » 
  • « Le psychologue clinicien observe les mêmes phénomènes que les psychiatres: sont but est de remplacer les normes subjectives du psychiatre par des normes objectives (aussi rapidement que possible par accumulation de données quantitatives obtenues sous le contrôle des conditions expérimentales). »

Autant dire qu’en même temps en France, des millions de francs étaient encaissés (en cash, c’est plus pratique) après avoir somnolé dans un fauteuil tout en feignant d’écouter un « malade » (qui d’après eux ne l’était de toute façon pas vraiment) allongé sur un divan.  Mais je ne m’épancherais pas de nouveau sur les séquelles de la psychanalyse.

Néanmoins, le « Groupement Français pour la coordination psychiatrie-psychologie » propose à l’époque, au terme d’une enquête, de réserver l’expression de psychologie clinique pour désigner une certaine façon d’envisager les faits psychiques et de supprimer purement et simplement l’expression de psychologue-clinicien. On parlerait alors d’aide-médical psychologue ou de psycho-technicien. 

Psycho-technicien, tient tient… Fort est de constater que de nombreux autres pays ont passés le cap: Au Canada, USA, UK et autres, le diplôme français de psychologue correspond à celui de psycho-technicien, une profession centrée sur l’administration valide et précise de tests et d’échelles (expertise très importante que je ne sous-estime pas, bien au contraire) dont l’interprétation est réservée au docteur en psychologie (et au vu de la somme de connaissances à accumuler qui  existe aujourd’hui en psychologie, ce ne serait peut-être pas une idée absurde de rallonger les études des psychologues…).

Bref, psychologie clinique est une notion qui désigne tout et rien à la fois. Par exemple,  l’un des master de Paris Descartes s’appelait Psychologie Clinique et Psychopathologie, et enseignait principalement la psychopathologie et la psychanalyse. Les diplômés de ce master était de facto des psychologues « cliniciens », alors que les neuropsychologues, les géronto-psychologues ou les psychologues de la santé ne l’étaient pas. Cela a produit un énorme imbroglio, les termes de clinique, psychologie clinique, psychologue clinicien se confondant et se substituant tour à tour les uns aux autres. On entend même parfois que « l’entretien clinique » était réservée aux psychologue cliniciens – ou plutôt aux psys sortant du master de psychologie clinique, et que ceux-ci se définissaient justement par la non-utilisation d’échelles et de tests standardisés et de données quantifiables et mesurables alors que, comme on l’a vu, la psychologie clinique était autrefois définie avant tout comme une science objective dont l’objet est objectivable. 

Ce terme de clinique pose décidément problème. Rattaché historiquement à la médecine et aux malades, il devient aujourd’hui ambigu, car même un médecin n’est pas forcément clinicien (radiologue, …). Ainsi donc, il serait bien d’en simplifier l’usage, et de retirer à « psychologie clinique » toute théorie ou courant auxquelles elle renvoie.

Je pense qu’il serait habile de considérer comme clinicien tout professionnel travaillant directement avec et pour des patients. Ainsi, un psychologue clinicien serait un psychologue qui exerce son métier auprès de patients, par opposition à d’autres psychologues travaillant en entreprise, en laboratoire ou autre. Ni plus ni moins. Ce psychologue serait clinicien à même titre qu’un neuropsychologue clinicien, qu’un géronto-psychologue clinicien, qu’un médecin clinicien ou même qu’un infirmier, métier clinique par essence. Ce qualificatif ne renverrait plus à une chapelle ou un courant théorique mais qualifierait seulement le lieu d’exercice, accordant à son détenteur un statut clair et lisible. « Psychopathologue clinicien » se composerait alors de deux termes, le premier renvoyant au domaine d’expertise (ici la psychopathologie) et le second à son type d’exercice ; avec et pour des patients.

L’enseignement de la psychologie – de 1953 à 1967

Bulletins de Psychologie - 1953 à 1967

Bulletins de Psychologie – 1953 à 1967

Cet ensemble d’ouvrages est, pour un épistémologue, un véritables témoignages historique. Bien que la psychologie ne soit pas une science très ancienne, ils relatent, année après année, les importants changements d’orientation. Offerts gracieusement par la bibliothèque de l’institut de psychologie de l’université Paris Descartes (envers laquelle je suis très reconnaissant), ils comportent une collection d’articles, de résumés, de chroniques à destination des étudiants de l’université. Avant l’avènement de l’ère numérique, c’était là qu’ils trouvaient leur programme…

horaires et programme - licence 1 psychologie université Paris Descartes

Et quel programme ! Lagache, Anzieu, Fraisse, Piaget et j’en passe, autant de grand noms ayant forgés la psychologie française. Une chose frappe pourtant l’œil. A l’époque, déjà, Paris Descartes était le siège de la pluridisciplinarité. Tous les courants y figurent: psychologie sociale, expérimentale, psychophysiologie, psychologie clinique ou psychanalyse, autant de diversité enseignée par les plus grands.

D’ailleurs il est intéressant de noter la part importante de la psychophysique et de la psychophysiologie. A l’heure où la neuropsychologie n’existait pas vraiment encore sous sa forme actuelle, les élèves apprenaient déjà un nombre important de formules mathématiques et de lois physiques. Qui disait que la psychologie n’était pas une science ? Aujourd’hui, les étudiants qui s’attendent à ingurgiter bêtement les réflexions fumeuses et mystiques des autres vivent un supplice quand ils se rendent compte que la psychologie, c’est aussi des statistiques, de l’anatomie, de la biologie et de la physique. Et comparé à ce qu’il y avait avant, leur supplice est bien moindre !

Lois de psychophysique

Lois de psychophysique

Les aires de Brodmann

Les aires de Brodmann

Nerfs craniens

Nerfs craniens

On retrouve dans ces ouvrages des cours de pointe sur les nerfs, les aires cérébrales, la biologie, l’interprétation de l’EEG chez les épileptiques etc. qui sont bien plus poussés qu’en 2014. De là à conclure que l’enseignement de psychologie (à l’instar de l’université en général) est de moins en moins demandant… il n’y a qu’un pas.

Ces enseignements scientifiques coexistent avec des textes offrant une vision plus classique de la psychologie, avec de longues envolés mystico-lyrico-littéraires qui permettent à ces étudiants, dont l’objectif est de lire, relire et réinterpréter à l’infini des textes de Freud, d’y trouver leur compte. Néanmoins, certains passages à type de dissertation sont très intéressant, et j’aurais l’occasion sur ce blog de revenir sur plusieurs d’entre eux.

Bref, cet ensemble d’ouvrage offre un témoignage important pour ne pas reproduire ou continuer les erreurs qui ont étés commises dans la direction à prendre pour la psychologie française.

Vocabulaire de la Psychologie – Henri Piéron

Vocabulaire de la psychologie - Henri Piéron (1951)

Vocabulaire de la psychologie – Henri Piéron (1951)

L’institut de psychologie de l’université Paris Descartes, d’où sortent chaque année des centaines de psychologues, s’appelle l’institut Henri Piéron. Problème ? Aucun de ces étudiants ne serait capable de dire qui est Henri Piéron.

Moi même, avant de tomber par hasard sur cet ouvrage chez un bouquiniste des quais de Seine, la question de qui était Piéron ne m’importait que très peu. Et pourtant… les critiques internationales présentes sur la quatrième de couverture sont tout bonnement dithyrambiques. A tel point que l’on se demande comment on peut avoir entendu le nom de Freud cité chaque jour durant les trois premières années d’études et jamais celui d’Henri Piéron, dont l’importance et la contribution à la psychologie semble tout aussi importante (et sans doute moins mystique). Voyez par vous-même :

« Ce Vocabulaire est un instrument de précision. Il rendra les meilleurs services à l’étudiant comme au psychologue professionnel »

« … Livre que garderont à portée de la main, pour une consultation quotidienne, tous ceux qui étudient la science de l’esprit. »

« Le Professeur Piéron et ses collaborateurs ont rendu un grand service à la psychologie »

Mais que contient-il ? Tout, un véritable dictionnaire décrivant aussi bien les lois mathématiques de la psychophysique, que la psychopharmacologie en passant par la terminologie complexe psychopathologique.

Ce livre est particulièrement savoureux de nos jours, tant il décrit des termes aujourd’hui désuets, soulignant pourtant que, déjà en 1951, un courant de la psychologie se voulait résolument scientifique, précis, et exhaustif. Quelques exemples :

Aphanisis :  Crainte de la perte de la capacité de jouissance sexuelle.

Idiotie amaurotique : Maladie familiale atteignant presque exclusivement la race juive et caractérisée par une idiotie profonde avec cécité congénitale. La survie prolongée est rare.

Dromomanie : Trouble névrotique caractérisé par une instabilité motrice et des impulsions irrésistibles à marcher, parfois à courir.

Dypraxie diagonistique : Syndrome de conflit entre l’acte voulu et l’acte réalisé: un verre, rempli par une main est vidé par l’autre (2 cas après section du corps calleux).

Psittacisme : Répétition de mots, de phrases ou même de notions qui n’ont pas été comprises par le sujet. Fréquent dans la débilité mentale.

Tribadisme : Pratique homosexuelle féminine (Syn. : saphisme)

Au final, l’une des critique résume bien ce que devait être cet ouvrage en son temps, et qui reste aujourd’hui un témoignage historique de l’avancée et de l’évolution de la psychologie.

« Le choix des termes est judicieux. Les définitions très claires indiquent plusieurs acceptions et donnent des explications intéressantes. […] L’ouvrage est d’une utilité incontestable pour tout lecteur d’ouvrages scientifiques ans le domaine de la psychologie et de la psychopathologie. »

Les conceptions cognitives de la personnalité

Les conceptions cognitives de la personnalité - Michel Huteau (1985)

Les conceptions cognitives de la personnalité – Michel Huteau (1985)

 

« Psychologie d’aujourd’hui », mentionne le bas de la couverture… Bon, plus tout à fait d’aujourd’hui, mais j’imagine qu’à l’époque, cela devait être « dans le TURFU » (comprenez futur), comme dirait le rappeur Booba.

Ce bouquin jetait un pavé dans la marre en mettant en avant qu’au delà des modèles psychodynamiques, des structures psychiques et des modèles comme celui de Bergeret (qui avait le mérite, bien qu’il ne résiste pas à la clinique, d’être extrêmement didactique et clair), il y avait des facteurs cognitifs, des processus, qui avait un impact direct sur la personnalité.

C’est durant un temps resté dans le domaine de la psychologie différentielle, avec des notions phares comme la dépendance/indépendance à l’égard du champs qui montrent aujourd’hui leurs sous-bassements neuronaux et viennent s’intégrer dans les neurosciences. Bien qu’aujourd’hui de plus en plus en vogue, il y a encore des réfractaires au fait que la personnalité et son étude en fasse partie intégrante…

La personnalité est pourtant l’une des notions les plus passionnantes et les plus complexe, et recueille de ma part une attention toute particulière.

Éléments de Psychologie de l’Homme et de l’enfant

Eléments de psychologie de l'Homme et de l'enfant appliquée à la pédagogie - Eugène Maillet (1890)

Eléments de psychologie de l’Homme et de l’enfant appliquée à la pédagogie – Eugène Maillet (1890)

1890. Crépuscule de Nietzsche et du surhomme, aube de la psychanalyse et de son similarisme psychologique et idéologique. Pourtant, déjà à cette période, des personnes intègrent les premiers  éléments de psychologie, issus de la pensée plutôt que de l’expérimentation, pour l’appliquer à la vie et, ici, à la pédagogie.

Le lycée Louis Le Grand, ou l’auteur est enseignant, a-t-il bénéficié directement de ces méthodes pour renforcer son élitisme et son excellence ? Tout est possible.