Conseils pour se rendre désagréable

Conseils pour se rendre désagréable et autres essais - Benjamin Franklin

Conseils pour se rendre désagréable et autres essais – Benjamin Franklin

Les grands penseurs ont-ils une tendance aux aphorismes caustiques et aux courts formats corrosifs, ou est-ce parce qu’ils se sont rendus accessible au commun des mortels par leurs biais qu’ils ont étés qualifiés comme tels ? La poule et l’œuf, encore et toujours.

Quoi qu’il en soit, il faut admettre que dans cette catégorie, Benjamin Franklin excelle tout particulièrement. Et il est vrai que je n’aurais sans doute pas lu ses ouvrages si je n’était pas tombé, par hasard, sur ce titre accrocheur. « Conseils pour se rendre désagréable ». Ce petit livre de 80 pages regroupe en fait une compilation d’essais, dont les « conseils pour se rendre désagréable » et les « conseils à ceux qui veulent devenir riche ». 

C’est donc ainsi qu’eu lieu ma rencontre intellectuelle avec ce génie, plus connu pour ses actions politiques que pour son oeuvre scientifique, littéraire et humaniste. Drôle jusqu’au bout, l’inventeur du paratonnerre n’hésitera pas à écrire, à 22 ans, la plus élégante des épitaphes pour orner sa tombe.

 » Le corps de

B. Franklin, imprimeur,

Comme la couverture d’un vieux livre,

Ses pages arrachées,

Ses titres dorés effacés,

repose ici, pâture pour les vers.

Mais l’ouvrage ne sera pas perdu,

Car il paraîtra de nouveau (ce dont il est convaincu),

Dans une nouvelle édition, plus élégante,

Revue et corrigée

Par l’Auteur. »

B. Franklin, de son ton persifleur, commence par ces lignes ses Conseils pour se rendre désagréable :

« L’affaire de chacun est de briller; il importe donc d’empêcher les autres de le faire, puisque leur éclat risque de nuire au nôtre et de le ternir. »

S’en suivent 4 conseils vénérables dont l’efficacité ne fait nul doute au lecteur souriant. A la fin, l’auteur conclut, révélant la malice de son esprit et l’éclat de sa plume.

« [Ainsi], L’homme poli fera plaisir là où il se trouve, tandis que vous ferez plaisir là où vous ne serez pas. »

Je remercie Francis Guévremont pour avoir compilé ces quelques textes cocasses et m’avoir permis de découvrir B. Franklin.

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